Augmentations salariales 2019 : +2 % en moyenne et prime Macron dans un cas sur deux

Dans le cadre de son Observatoire annuel de la rémunération, LHH Altedia a recueilli les dernières prévisions d’augmentation 2019 qui montrent des budgets supérieurs à l’année dernière avec un taux de 2 % versus 1,8 % en 2018. Ces mesures concernent une grande majorité des entreprises (93 %) et 86 % les complètent avec des enveloppes d’augmentations spécifiques.

 

Une entreprise sur deux versera la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat exonérée d’impôt et de prélèvements sociaux proposée par le Gouvernement pour un montant médian de 600 €. La principale modalité d’attribution choisie correspond à un montant maximum du salaire mensuel inférieur à 3 SMIC. Parmi les autres facteurs retenus par les entreprises qui versent la prime : un montant dégressif par tranches de salaires, le temps de présence ou encore le fait d’être salarié de la société au 31 décembre 2018.

 

LHH ALTEDIA a également sondé les entreprises sur la mise en place du prélèvement à la source. 91 % des répondants indiquent avoir communiqué sur cette dernière ; 44 % ont effectué des simulations sur les bulletins de paie et 16 % ont proposé une cellule d’information dédiée. Au-delà, 16 % des entreprises ont choisi de combiner ces trois dispositifs d’accompagnement.

 

Les enveloppes budgétaires dédiées aux augmentations s’annoncent plus conséquentes qu’en 2018 pour 54 % des entreprises (contre 33 % l’an passé). 39 % indiquent que l’enveloppe sera égale à celle de 2018. Pour rappel, en septembre 2018, les prévisions de budgets d’augmentation étaient de + 2 %.

 

Pour les cadres, 85 % des entreprises sondées pratiquent des augmentations individuelles quand 35 % optent pour des augmentations générales et individuelles. Pour les non-cadres, les augmentations individuelles sont favorisées (73 % des entreprises) par rapport aux augmentations générales (48 % des entreprises). 

 

Concernant les mesures complémentaires au budget d’augmentation, 51 % des entreprises entendent ainsi mener une action pour réduire les écarts de salaires. 30 % souhaitent travailler sur la revalorisation des barèmes internes (minimas salariaux, primes, etc.) quand 14 % envisagent d’augmenter la prise en charge de l’employeur sur certains frais (transport, restauration). 7 % annoncent vouloir jouer sur la politique d’abondement. Près de 2 entreprises sur 3 annoncent que leurs dispositifs de promotions seront liés à leur budget d’augmentation, ce qui représente en moyenne 0,45 % de l’enveloppe globale.

 

Parmi les sujets qui pourront faire l’objet de négociations en 2019, 37 % des entreprises évoquent la politique d’intéressement ou le télétravail, 23 % la part variable individuelle (contre 16 % en 2018), 16 % le dispositif Perco et 12 % la politique d’épargne salariale.