Baromètre BPI : seul un manager sur trois est partie prenante au dialogue social au sein de son entreprise

BPI group, spécialiste du de conseil RH et de l’accompagnement des transformations, a interrogé les managers sur leur place dans la construction de la stratégie d’entreprise et dans la conduite du dialogue social. Résultat : une majorité ne se sent pas associée, malgré une forte motivation intacte et une volonté affirmée d’étendre leurs responsabilités.

 

Seulement 51 % des managers ont le sentiment d’être associés à l’élaboration de la stratégie de l’entreprise. Ils sont encore moins nombreux à s’estimer partie prenante au dialogue social. Ils sont peine 36 % dans ce cas. « À l’heure de la co-construction, de la codécision et du leadership partagé, mais aussi de la responsabilisation de chacun des collaborateurs, les DG et DRH ont encore beaucoup de progrès à réaliser », commente Olivier Lajous, président du directoire de BPI group. « Même si la mise en place des CSE, instance de dialogue social, semble s’être accentuée, les dirigeants doivent créer des moments d’échanges, d’élaboration d’objectifs et de moyens pour l’entreprise avec leurs managers, sans doute plus informels » poursuit le patron de la société de conseil RH.

 

D’autant plus que les managers de disent stressés par le poids des responsabilités managériales. Ils sont 88 % à juger que leurs responsabilités managériales ont évolué ces dernières années et pour 77 % d’entre eux, c’est une source de stress. Toutefois, cette pression peut résulter d’autres facteurs tels que le sentiment d’isolement, de manque d’écoute et de transparence du point de vue de la hiérarchie, de nouveaux équilibres à trouver avec leurs équipes.  « On peut s’étonner dans ces conditions que 51 % d’entre eux n’aient pas suivi de formations spécifiques », souligne-t-on chez BPI.

 

Les intéressés ne manquent pas de volonté ni d’ambition.. Ils sont 40 % à envisager d’étendre leurs responsabilités d’encadrement, et 54 % à se sentir capables de manager une équipe multiculturelle ou internationale. C’est un point particulièrement positif sur lequel les DG et les DRH doivent se montrer très actifs et surtout ne pas décevoir.

 

L’étude constate aussi qu’un meilleur traitement de la QVT et de l’épanouissement personnel produit des effets positifs, puisque dans les entreprises qui y sont attentives, seuls 17 % des managers sont sollicités par leurs collaborateurs pour gérer des difficultés de conciliation entre vies professionnelle et privée.

 

(L’enquête a été réalisée par BVA pour BPI Group, via internet auprès d’un échantillon de de 602 managers salariés,  du 20 au 23 mai )