Baromètre : l’emploi intérimaire pique du nez, mais reste à un niveau élevé

Selon le dernier baromètre Prism’emploi, les évolutions sectorielles sont toutes orientées à la baisse. Les secteurs de l’industrie (-10,6 %) et des transports (-8,4 %) enregistrent des diminutions d’emploi plus marquées que la moyenne ; néanmoins, la tendance dans ce dernier secteur s’apprécie de 1,6 point par rapport au mois précédent. Après +0,4 % en juin, le travail temporaire dans le commerce enregistre une baisse de -6,1 %. Dans les services, après le rebond de 7,7 % en juin, l’emploi intérimaire baisse de -2,9 %. La tendance dans le secteur du BTP se replie pour atteindre -2,7 % (après +3,7 % en juin).

 

Dans la droite ligne de ces tendances négatives sectorielles, l’ensemble des catégories professionnelles est orienté à la baisse. Les cadres et professions intermédiaires sont les moins durement touchés avec -2,2 %. Après une stagnation de leurs effectifs en juin, les employés sont en baisse de 9,8 %. L’évolution chez les ouvriers qualifiés se situe en dessous de la moyenne avec -9,7 % et celle des ouvriers non qualifiés enregistre une tendance légèrement supérieure à la moyenne avec -7,1 %.

 

Toutefois, souligne Prism’emploi, la baisse des effectifs intérimaires enregistrée depuis le 4e trimestre 2018 doit être relativisée.  En croissance depuis janvier 2015, l’intérim se situe toujours à un niveau historiquement élevé. Avec près de 68 000 CDI intérimaires signés fin juillet 2019, ce contrat de travail poursuit son développement de façon complémentaire aux contrats d’intérim classiques. Depuis un an, ce sont plus de 25 000 CDI intérimaires supplémentaires qui ont été recrutés par les agences d’emploi. En tenant compte de ces contrats, l’évolution globale de l’emploi intérimaire se limiterait à -5,0 %.