Baromètre Prism’emploi : des évolutions contrastées selon les secteurs

L’emploi intérimaire est en forme, et accélère dans les services avec +6,0 % en avril. C’est encore mieux que le saut de 2,2 % observé le mois précédent. Ça va bien également dans le BTP. La progression est de 6,8 %, soit un rythme un peu moins soutenu qu’au cours du mois précédent (+12,9 %).

À l’inverse, le secteur industriel accuse un recul de -9,6 % et se situe en avril à son point le plus bas depuis le début d’année. Il en est de même pour le secteur des transports, caractérisé par un net décrochage (-14,4 %)  .

Entre ces deux tendances, le commerce se maintient tout juste , avec 0,4 % de progression.  

Dans ce contexte, précise Prism’emploi, les cadres et professions intermédiaires sont les seules catégories qui voient leurs effectifs augmenter (+0,3 %). Les tendances sont négatives pour les ouvriers non qualifiés (-5,1 %), les employés (-5,3 %) et les ouvriers qualifiés (-7,1 %)

 

Malgré cette mauvaise passe, l’intérim, en croissance depuis janvier 2015, se situe toujours à un niveau historiquement élevé, insiste la fédération des agences d’emploi.  C’est particulièrement net pour le CDI intérimaire. Avec près de 61 200 contrats de ce type signés à fin avril depuis son lancement, la formule poursuit son développement de façon complémentaire par rapport aux contrats d’intérim classiques. Depuis un an, près de 26 800 salariés ont été recrutés en CDII par les agences d’emploi et en tenant compte ces contrats, l’évolution de l’emploi intérimaire dans son ensemble se limiterait à une baisse de -2,2 % indique Prism’emploi.