Carrefour : avant même d’être votée, la rémunération du big boss pour l’exercice 2018 fait des remous

La rémunération que le conseil d’administration du groupe Carrefour proposera au vote des actionnaires lors de l’assemblée générale du 14 juin prochain, fait déjà des remous au sein de l’entreprise. Alexandre Bompard,  (photo) l’homme qui vient d’alléger l’effectif monde de 7000 postes sans trembler, devrait être gratifié d’une rémunération totale de 7, 305 M€. Cela inclut sa rémunération fixe (1,5 M€), sa rétribution variable (2,475 M€), un plan d’attribution d’actions gratuites à hauteur de 3,252 M€. Et en guise de zakouski, des jetons de présence au conseil d’administration pour un modique montant de 75 000 €. Le tout agrémenté d’avantages en nature évalués à un peu plus de 3000 €.

 

Les salariés actionnaires de Carrefour ne partagent pas l’avis des administrateurs. Ils sont environ 380 000 dans le monde à détenir des titres. La CFDT compte mobiliser une partie d’entre eux, afin de se faire entendre au cours de l’assemblée générale. Pour la forme, puisque les votes des collaborateurs investisseurs comptent pour 1,65 %.

 

L’année dernière, le golden goodbye du précédent PDG, Georges Plassat, avait fait scandale. L’entreprise était en pleine tourmente. Bercy s’en était mêlé. L’intéressé avait finalement renoncé à empocher une partie du pactole, abandonnant sous la pression son indemnité de départ et d’engagement de non-concurrence, de 3,9 M€.