FO voit dans la loi d’orientation des mobilités « des menaces pour l’emploi » 

Le projet de loi d’orientation des mobilités tout juste adopté par l’Assemblée nationale implique, notamment, l’interdiction de la vente des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers neufs utilisant des énergies fossiles d’ici 2040. C’est l’une des conditions pour atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050.

 

FO « déplore que cette annonce se fasse au détriment des emplois dans le secteur automobile » . Elle pronostique la destruction de 70 000 emplois d’ici 2030 et 340 000 d’ici 2040. Son estimation repose sur le fait qu’il faut t 40% de main-d’œuvre en moins pour fabriquer une voiture électrique. « Une casse sans précédent dans le secteur est à prévoir », insiste l’organisation dirigée par Yves Veyrier (photo).

 

En outre, la confédération met en garde contre le risque d’une nouvelle dépendance énergétique. « L’alimentation des futurs véhicules par la production domestique d’électricité est loin d’être assurée alors que les énergies renouvelables ne peuvent actuellement pas couvrir les besoins et n’offrent pas de capacité de stockage suffisante ».

 

Pour FO, « l’interdiction de la vente des véhicules thermiques d’ici 2040, décidée unilatéralement, pose de nombreuses interrogations et soulève des inquiétudes légitimes chez les salariés du secteur automobile, dans un contexte marqué par la désindustrialisation ». Tout en prônant la solution de l’hybride, elle demande l’ouverture d’une concertation avec tous les acteurs de la filière.