Formation : les temps changent, le co-investissement fait son chemin

Hormis les cadres et les indépendants, se former sur son temps libre voire sur ses propres deniers n’était pas une option envisageable pour une majorité de salariés. La tendance s’est inversée, constate une étude sur l’employabilité réalisée par Elabe pour l’Institut de l’entreprise et le groupe Ebra.

Réformes successives de la formation professionnelle, explosion du travail indépendant, accélération des transformations ont fait comprendre que se former est une nécessité absolue. Pour progresser, les actifs salariés et indépendants inclus, se disent en majorité prêts à se former en dehors de leurs heures de travail — en soirée ou le week-end — (61 %). Ils sont même disposés à passer à temps partiel afin de dégager du temps (59 %). Plus d’un tiers d’entre eux (37 %) sont même prêts à envisager d’interrompre leur carrière une ou plusieurs années pour se former.
Toutefois, ils attendent de ces efforts de formation une amélioration sensible de leur situation professionnelle.

 

Si leur employeur leur demandait de suivre une formation pour acquérir de nouvelles compétences afin de s’adapter aux évolutions de l’entreprise, 75 % des salariés attendraient en retour l’augmentation de leur rémunération. Ils sont 49 % à espérer une promotion individuelle, tandis que 48 % aimeraient avoir la possibilité de changer de poste, de service ou d’activité dans leur entreprise.En revanche, le statu quo n’est pas perçu comme une contrepartie suffisante à l’effort de formation. La garantie de conserver son emploi pendant une certaine durée est appréciée par une minorité (33 %).

 

L’étude indique par ailleurs que « pour suivre une formation afin de changer de secteur d’activité ou de métier, les actifs se tourneraient en priorité vers un organisme de formation. Les chômeurs auraient recours en premier lieu à Pôle emploi (70 %). Pour les salariés, c’est l’entreprise qui est l’acteur le plus cité (43 %) après les organismes de formation.