Fusion avortée Alstom Siemens : la CFE-CGC Métallurgie ni surprise, déçue

 

 Le syndicat veut croire en l’avenir d’Alstom en solo. Du moins à court et moyen termes. Au-delà il rêve d’une autre consolidation industrielle qui « pourrait notamment passer par des partenariats à l’image de ceux qu’ont su mettre en place Safran et General Electric dans l’aéronautique ou encore Renault et Nissan dans l’automobile ». 

 

Concernant le niet de Bruxelles au rapprochement, la CFE-CGC d’Alstom dit en avoir pris connaissance « sans grande surprise ». Elle s’explique : « Dès les premières annonces, fin 2017, la CFE-CGC avait attiré l’attention du management d’Alstom sur l’incompatibilité de ce projet vis-à-vis des règles élémentaires de la concurrence du marché européen, avec notamment des positions dominantes dans le domaine de la signalisation et de la très grande vitesse ».

 

L’organisation fustige également l’annonce faite, dès le départ, que ce rapprochement donnerait lieu au versement d’un dividende exceptionnel de près de 2Md €, contre 500 M€ de synergies dont les détails n’ont jamais été précisés.