Il est temps de lever le tabou de la souffrance au travail

La souffrance au travail , un sujet  en voie de banalisation ? Pas si sûr, car plus on en parle, moins les victimes signalent leur état psychologique à leurs collègues et aux représentants du personnel, encore moins à l’employeur. Une enquête Harris Interactive pour le groupe de protection sociale Malakoff Médéric  l’atteste : «Le sujet a beau concerner presque tous les salariés à un moment ou à un autre leur vie professionnelle, cela semble encore difficile d’en parler au travail.  46 % ont gardé cela pour eux et n’ont pas abordé le sujet avec leur employeur ». Motif : peur d’être écarté des projets et des promotions, voire d’être étiqueté « dépressif » ou « faible ».

 

Harris Interactive souligne qu’il est de l’intérêt des entreprises d’encourager la transparence et la prise de parole sur ce thème, pour mieux traiter les situations difficiles. « Un salarié en souffrance est un salarié moins engagé et moins performant ». 56 % de ceux qui souffrent de stress sont motivés pour donner le meilleur d’eux-mêmes au travail, contre 76 % dans les autres cas.

 

Avec la loi Pacte qui tend à renforcer la responsabilité sociétale des entreprises, ces dernières vont devoir répondre aux attentes grandissantes de leurs clients en tenant compte de nouvelles exigences environnementales et sociales, mais aussi de la santé et du bien-être de leurs salariés. Le traitement de la souffrance au travail en fait partie.