Inflexible, Deliveroo espère recruter de nouveaux bikers

Polémique ou pas, Deliveroo continue de recruter. Des coursiers comme du personnel de back-office. Comme si de rien n’était, le spécialiste de la livraison de repas vante son concept, se présentant comme « l’une des start-ups les plus dynamiques et prometteuses du moment ». Pour les livreurs à vélo, la promesse semble alléchante : « Être indépendant et libre d’aménager son propre emploi du temps ». Ou encore  : « Livrer dans une zone géographique définie. Les courses s’enchaînent rapidement grâce à des rayons de livraisons limitées ». La réalité est plus rude :  une rémunération de 7,50 € de l’heure pour les pédaleurs embauchés avant septembre 2016. S’y ajoute une prime comprise entre 2 € et 4 € par course. Les autres sont uniquement rémunérés à la course, à hauteur de 5 euros dans toute la France, et 5,75 euros à Paris.

 

À compter du 28 août, toute la flotte sera logée à la même enseigne, l’alignement se faisant par le bas : tous à 5 € la course. Cette décision est à l’origine de la mobilisation des bikers, depuis plusieurs semaines. Ils estiment que Deliveroo précarise leur job. Ils ont le soutien de la CGT qui juge la méthode d’une « brutalité inouïe ». La start-up campe sur sa position. Misant sans doute sur le recrutement de nouveaux candidats.