Le coming out dans l’entreprise est nuisible à la carrière

À l’occasion de la journée internationale du coming out, ce 11 octobre, le Boston Consulting Group (BCG) publie les résultats de son baromètre des perceptions et attentes des LGBT+ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres). Cette enquête menée auprès de plus de 4 000 répondants, de 60 nationalités, a bénéficié en France de la collaboration du magazine Têtu. On y apprend que 80 % des personnes interrogées sont prêtes à dévoiler leur orientation sexuelle au travail, si la culture ambiante s’y prête.  En réalité, seule la moitié d’entre eux le fait. La raison ? Un LGBT sur trois considère que ce serait nuisible à sa carrière. L’intolérance est plus marquée dans les grands groupes et dans les start-ups, le secteur public et les structures à but non lucratif s’avèrent plus inclusifs.

 

En un mot, l’ambition professionnelle l’emporte. Résultat, 46 % des LGBT mentiraient volontairement, ou par omission, à leur manager sur leur orientation sexuelle lors de conversations informelles.  Par ailleurs, 13 % d’entre eux privilégieraient leur ambition professionnelle, et accepteraient à contrecœur de travailler pour un projet dans un pays où l’homosexualité est criminalisée.

 

Le niveau de maturité face au problème de l’orientation sexuelle varie selon les pays.  Le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont plus cool, seules 10M% des personnes concernées s’y sentent mal à l’aide en milieu professionnel, contre plus de 30 % en Espagne et en Italie. La France, comme l’Allemagne et les États-Unis se situent dans la zone intermédiaire, avec un ratio de 25 %.  

 

Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que les jeunes LGBT placent la culture inclusive en tête des critères d’attractivité lorsqu’ils postulent ou décident de rejoindre une entreprise. À l’heure de la guerre des talents, les DRH et les directions générales ne peuvent pas l’ignorer.