Le mouvement des gilets jaunes fait débat au sein des syndicats

Il y a une dissonance entre la position de la fédération FO des transports emmenée par Patrice Clos, candidat malheureux au poste de secrétaire général confédéral, appelant à se joindre au mouvement des gilets jaunes, et l’analyse du nouveau timonier, Yves Veyrier.  Ce dernier voit dans la « colère légitime » qui se manifeste « un vide politique ». Mais pas question pour son organisation d’être à la ra protestation spontanée.

 

Au sein de la galaxie Solidaires, SUD Industrie appelle à « participer aux mobilisations des gilets jaunes ». Sans craindre d’être jusqu’à présent la seule structure de ce syndicat à faire ce choix.  Ces mobilisations « n’appartiennent à personne», considère Sud industrie, tout en prenant des précautions : «  Nous devons également être vigilants devant un tel mouvement et des dérives possibles ».

 

À la CGT où le débat a eu lieu entre adhérents et entre les structures internes, l’option a été prise de se démarquer, et accessoirement, de profiter de la dynamique créée. Une manifestation nationale est prévue par la confédération, le 1er décembre, sur la base de revendications similaires.  La FSU  juge qu’il y , derrière cette révolte d’une partie de la population, « des d’ambiguïtés ». Néanmoins,  elle discerne « un réel problème de pouvoir d’achat mais aussi des sujets d’inquiétude qui témoignent d’une angoisse réelle pour l’avenir ». Doncc, « le gouvernement doit en prendre la mesure en y apportant les réponses sociales nécessaires ».

Pour sa part, la CFDT reste en retrait. Son bureau national réuni  depuis hier,  constate après deux jours de conclave, « une situation sociale dégradée qui témoigne d’une société française de plus en plus fragmentée ». Elle appelle « les des acteurs concernés à engager le dialogue pour apporter collectivement des réponses immédiates à l’impératif d’une transition écologique juste qui réduise les inégalités sociales et territoriales »