Le vent tourne : sur le marché de l’emploi cadre, les candidats sont en position de force

Non seulement le taux de chômage de cette catégorie est de plus en plus faible, mais les cols blancs ont la bougeotte.  Le sondage que publie l’Ifop sous l’intitulé « Les cadres et leur marche de l’emploi » en rend compte. «  La perspective d’une mobilité professionnelle constitue une réalité chez beaucoup de cadres, et accroît la pression sur les entreprises ».

 

Les cadres du privé savent qu’ils ont une certaine latitude en matière de mobilité professionnelle. Et cela met la pression sur les entreprises. 60 %  des cadres interrogés par l’institut déclarent qu’ils  peuvent facilement changer de travail s’ils le souhaitent. C’est plus marqué chez les moins de 35 ans. Ils sont 66 % da partager cet avis. Ce sentiment est aussi plus ancré parmi les pros du BTP (69 %) et parmi les homologues du secteur transport-logistique (70 %). Une majorité de cadres (55 %) affirme avoir passé au moins un entretien de recrutement au cours des 3 dernières années, que ce soit dans leur entreprise actuelle ou dans une autre et 38 % plusieurs.

 

Par ailleurs 56 % de l’échantillon estiment qu’il est plus facile pour un cadre de trouver du travail que pour une entreprise de recruter des cadres. Signe de leur forte mobilité, 25 % des cadres ont changé d’employeur au cours des 3 dernières années, dont 42 % des moins de 35 ans.

 

Mais cela ne suffit pas à positionner les cadres en situation privilégiée, au point d’entraîner une inflation des salaires à l’embauche. Une petite moitié (48 %) est d’accord avec l’affirmation selon laquelle « le taux de chômage des cadres étant très faible, les cadres sont en position de force lors de l’embauche au moment des négociations avec leur employeur ».