Les entreprises rescapées du tribunal de commerce sauvegardent 76 % des emplois

Votre employeur est en faillite ? Tout n’est pas perdu, en cas de reprise, près de huit emplois sur dix peuvent être sauvés. C’est le constat que fait le cabinet KPMG. Il publie ce 1er octobre une étude sur « Les rachats d’entreprises en faillite en France en 2017 et 2018 ». On y apprend que ‘ les plans de cession jouent un rôle social fort ». L’étude montre que 76 % des emplois ont été préservés par les repreneurs dans des cas de reprise au tribunal, soit près de 30 000 emplois sauvés en 2017 et 2018.

 

Le critère social est donc retenu dans la majorité des décisions judiciaires : 73 % des offres retenues par le tribunal étaient les plus favorables en matière sociale (elles l’étaient à 64 % concernant le prix de cession).

 

« Le prix d’acquisition étant généralement faible et le taux de sauvegarde de l’emploi élevé, les plans de cession servent des intérêts particuliers comme collectifs. Ils permettent en outre de préserver des savoir-faire de l’industrie française, très représentés dans les entreprises en difficulté parce qu’évoluant sur des marchés matures et faisant face aux défis de la mondialisation », analyse Pascal Bonnet, associé deal advisory et responsable de l’activité restructuring de KPMG (photo).

 

L’enquête a été menée en 2019 sur les plans de cession d’entreprises en faillite, de 20 salariés ou plus. Les données récoltées portent sur près de 95 % des plans de cession français entre 2017 et 2018, soit 458 plans de cession sur les 483 qui ont eu lieu durant cette période.