Les petits patrons persistent et signent :  « l’instauration d’un bonus-malus est une solution de facilité »

 Pour la CPME, taxer les contrats courts revient à ouvrir « un boulevard au travail détaché ou aux plateformes d’indépendants »

Le mouvement propose en vain de moduler la prime de précarité en fonction de la durée du contrat. « Stigmatiser les entreprises en leur faisant porter la seule responsabilité de la situation actuelle est un peu trop simple et relève d’une logique purement technocratique », dit l’organisation patronale à l’attention du gouvernement.  Elle fait valoir que « de nombreux entrepreneurs ne parviennent pas aujourd’hui à embaucher en CDI, mais seulement en CDD », sans pour autant mériter d’être pénalisés.

 

En outre, la CPME dit attendre des précisions du gouvernement sur certains points du projet de taxation. Notamment : si un bonus-malus est instauré cela concernera-t-il toutes les tailles d’entreprises ? Les seuils supprimés par la loi Pacte vont-ils déjà être rétablis ? Le secteur public, grand utilisateur de contrats courts, sera-t-il concerné ?