Les scop aiment les femmes: une sur quatre est dirigée par une executive woman

À l’approche du 8 mars, le mouvement des scop a mené une étude sur l’égalité professionnelle dans les Sociétés coopératives et participatives. Elle confirme que 25 % de ces entreprises sont dirigées par une femme, un ratio supérieur de 7 points à celui des entreprises conventionnelles.

 

 « Si le modèle coopératif se distingue sur ce sujet, c’est parce qu’il joue un rôle dans l’accession des femmes à la direction d’entreprises : elles y trouvent leur place et accèdent plus facilement aux hautes responsabilités », souligne Patrick Lenancker, le président de la Confédération générale des scop.

 

 À l’image de l’ensemble du monde de l’entreprise, les sociétés coopératives dont la gouvernance est la plus féminisée se trouvent dans l’éducation et le médico-social (50 %). La féminisation est également marquée dans les commerces et les services, avec des parts respectives de 41 % et 31 % parmi les membres des instances dirigeantes.  Les executive women commencent aussi à percer dans des business traditionnellement masculins, comme l’énergie et l’environnement , l’industrie, la construction, ou encore le transport.

 

 Toutefois, leur présence féminine dans le haut de la hiérarchie se concentre dans les petites structures de moins de 10 salariés. Le taux de féminisation atteint 26 % dans les PME (jusqu’à 249 salariés), mais la proportion chute à 7 % au-delà. « Malgré des statistiques plutôt flatteuses au regard des statistiques nationales, le mouvement des scop est conscient des efforts à accomplir en matière de promotion des femmes et continuera de porter ce thème dans ses débats », relativise estime Patrick Lenancker.

 

 La France compte plus de 2 250 scop qui ont la particularité d’appartenir à leurs 46 000 salariés. Ces derniers détiennent au minimum 51 % du capital et 65 % des droits de vote.