Mal de dos : l’Assurance maladie repart en campagne avec des moyens renforcés

Une nouvelle campagne grand public « Pour que le mal de dos s’arrête, mieux vaut ne pas s’arrêter »   se déploiera en télévision et sur le web à partir du 19 mai. L’Assurance Maladie repart en campagne et sensibilise le grand public au maintien des activités quotidiennes et professionnelles. Une salve du même genre avait été lancée en 2017. L’objectif est de poursuivre la lutte contre les idées reçues, en encourageant les personnes qui souffrent du dos à continuer leur vie normalement, y compris en maintenant leur activité professionnelle. 

 

La campagne s’appuie sur une application mobile gratuite Activ’Dos, pour aider les personnes à prendre soin de leur dos au quotidien. Activ’Dos propose une soixantaine d’exercices de relaxation, d’étirements et de musculation à réaliser au travail ou à la maison, complétés par de nombreuses vidéos des bons gestes de tous les jours. L’application a rencontré son public puisque plus de 300 000 personnes l’ont déjà téléchargée.  

 

 Dans le même temps, l’Assurance maladie encourage la pratique pluridisciplinaire autour de ce qu’il est convenu d’appeler « le mal du siècle ». Elle publie une nouvelle brochure d’informations : « Lombalgie aiguë commune : comment orienter la prise en charge pluridisciplinaire et favoriser la reprise de l’activité professionnelle ». Élaboré conjointement par le Collège de la médecine générale, la Société française de rhumatologie, la Société française de médecine physique et de réadaptation, la Société française de médecine du travail et le Collège de la masso-kinésithérapie, le document est destiné à accompagner la pratique de tous les professionnels de santé concernés par la prise en charge de la lombalgie commune à la fois les médecins traitants, les spécialistes, les masso-kinésithérapeutes, les services de santé au travail, etc.

 

L’organisme explique : « La lombalgie aiguë commune est une pathologie très fréquente dont le pronostic est le plus souvent  favorable. Pourtant, 7 % de ces lombalgies deviennent chroniques : leur prise en charge est complexe et  le risque de désinsertion sociale et professionnelle est élevé. Pour éviter ce passage à la chronicité, le  maintien des activités quotidiennes, ainsi que la participation active du patient à sa prise en charge sont  les éléments clefs d’une évolution favorable. En cas de risque de chronicité, il est utile d’envisager une  prise en charge pluridisciplinaire ».