Mobilité géographique : cinglant désamour pour l’Ile-de-France

Deux Franciliens sur trois cherchent un emploi dans une autre région. Ils sont proportionnellement deux fois plus nombreux qu’ailleurs à souhaiter changer de cadre de vie. C’est la principale conclusion de l’étude que publie ce 4 juillet , la société HelloWork, éditrice des plateformes RegionsJob, ParisJob et Cadreo.

On y apprend que 67 % des actifs franciliens s’intéressent à un emploi dans une autre région. Dans les autres territoires, le ratio est de 33 %. La tendance n’est pas nouvelle, mais elle s’accentue. Le nombre de candidats déclarés à une mobilité interrégionale augmente de 8 points en un an.  

 

Au palmarès de l’attractivité, c’est la région Auvergne-Rhône-Alpes a le plus grand nombre de suffrages.12,4 % des candidats qui cherchent un emploi dans une autre région le font en Auvergne-Rhône-Alpes. En deuxième position, la Nouvelle-Aquitaine recueille 12,2 % des souhaits de mobilité, soit une progression de 2 points, par rapport à 2018. Suivent les Pays de la Loire (10,3 %), PACA (9,5 %) et la Bretagne (9,4 %).

 

Le désamour pour l’Ile-de-France est confirmé par la faible proportion de salariés habitant en province et souhaitant « monter » en région parisienne. Le premier bassin d’emplois de l’Hexagone qui truste environ 20 % des offres à pourvoir n’attire que 5 % des candidats à un changement de région.