Plan social chez Tati : le minsitère du Travail appelé à s’impliquer

Les représentants du personnel de l’enseigne Tati où un PSE est en cours forcent la porte de la ministre du Travail. Une délégation sera reçue le 5 août prochain, par un conseille de Muriel Pénicaud. Les élus CGT veulent impliquer l’État dans la gestion de ce dossier. « Il y a 2 ans, lors de la cession de Tati, le gouvernement avait soutenu Gifi en tant que repreneur », explique la fédération CGT Commerce.

 

Le plan social prend une mauvaise tournure. La direction invoque les résultats calamiteux : l’enseigne a accusé 28 M€ de pertes en 2018. Le plan de restructuration prévoit des transformations de points de vente qui seraient simplement rebaptisés Gifi, la fermeture de 13 magasins, la cession de 26 autres, ainsi que la disparition de l’entrepôt. Il ne subsisterait plus qu’un seul point de vente Tati, d’ici à 2020. Quelque 189 postes seront supprimés, mais tous les salariés seront reclassés selon l’employeur.  

 

De leur côté, les représentants du personnel considèrent comme « nulles les procédures relatives aux projets de restructuration et de licenciements collectifs », en invoquant des « erreurs et manquements graves ».

 

Le réseau de distribution textile et d’équipement personnel a été au cours de l’été 2017 par Gifi. Le repreneur avait promis de tout mettre en œuvre pour développer l’enseigne et de ne pas faire de licenciement collectif. Cette clause valable deux ans vient d’expirer.