Un salarié français sur trois déclare avoir été victime de discrimination au travail

Selon l’étude The Workforce View in Europe 2019, réalisée par ADP auprès de près de 10 000 actifs, plus d’un tiers (36 %) des 1 410 salariés français interrogés estime avoir été discriminé sur leur lieu de travail.

L’enquête révèle que l’âge serait le premier critère de traitement inéquitable en France, cité par plus d’un tiers des répondants qui se sont déjà sentis discriminés, suivi par le genre, le cursus, le parcours, l’apparence, l’origine ethnique et la religion qui sont également cités par les salariés. Cela concerne en premier lieu les seniors. 22 % d’entre eux déclarent avoir été confrontés à ce problème contre 14 % des moins de 25 ans. Pour ces derniers, l’âge est aussi discriminant que l’apparence (14 %).

 

Des différences apparaissent selon les métiers et secteurs d’activité. Dans le secteur high-tech, près de 47 % des salariés se sont sentis discriminés, 12 % l’ont été à cause de leur apparence et 11 % à cause de leur cursus de formation.Dans les activités culturelles, 46 % des travailleurs déclarent avoir été victimes de discrimination, notamment à cause de leurs origines ethniques et de leur genre.

 

À l’échelle européenne, précise ADP, les Britanniques sont ceux qui se sont sentis les plus discriminés (38 %) ; suivent les Français (35 %) puis les Italiens (34 %). Moins touchés, seuls 18 % des Néerlandais déclarent avoir été victimes de discrimination au travail.

 

Carlos Fontelas De Carvalho, président d’ADP en France et en Suisse (photo) , regrette les attitudes négatives :  « Avec l’allongement de la durée de vie et le recul de l’âge de la retraite, nous voyons pour la première fois cinq générations travailler côte à côte dans nos entreprises. Pour les employeurs, c’est une opportunité fantastique de tirer parti des compétences de toutes les classes d’âge et un vrai défi de gestion du capital humain de les faire travailler ensemble de la façon la plus efficiente possible ».