Pour la CGT, la fusion PSA Fiat comporte des risques pour les salariés

La Fédération des travailleurs de la métallurgie CGT (FTM CGT) persiste et signe : « le mariage PSA Fiat est risqué pour les salariés ». Elle dit s’inquiéter pour l’avenir des collaborateurs. « Ils ne doivent pas faire les frais de cette opération financière ».

 

Le syndicat voit venir, après le temps de la noce, celui des larmes : « la direction n’aura sans doute, aucun scrupule à tailler dans les effectifs et suivre sa logique de casse sociale, comme avec la mise en place des plans  Back in the race,  Push to pass, et les derniers accords compétitivité ». La CGT rappelle que 30 000 emplois ont été supprimés en 5 ans dans le groupe PSA.

 

Le 26 novembre dernier, lors du comité de groupe, la CGT avait déjà exprimé son opposition au projet. Les métallos allemands d’IG Metall ne s’étaient pas prononcés. Les « autres organisations syndicales, soit 15 sur 17, ont donné un avis favorable.  Le directeur des ressources humaines et de la transformation du groupe, Xavier Chéreau, considère donc que “le soutien des partenaires sociaux européens au projet de fusion PSA-FCA témoigne de leur confiance dans ce projet ».

 

La nouvelle entité comptera plus de 400.000 salariés et deviendra le numéro quatre mondial de la construction automobile avec 8,7 millions de véhicules vendus sous les marques Fiat, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall.