Pour les syndicats, la branche professionnelle aux pouvoirs riquiqui, c’est non

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, vient de recevoir un courrier commun des confédérations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC  au sujet du rôle dévolu à la branche professionnelle en matière de négociation sociale.

 

« Nos 5 confédérations syndicales refusent de voir amoindri le rôle de la branche du fait de réserves et d’exclusions relatives aux salaires minimums hiérarchiques, imposées par le ministère du Travail dans le cadre de la procédure d’extension des accords de branche », écrivent les correspondants. Ils rappellent que « la branche détermine un socle minimum de droits pour les salariés d’un même secteur d’activité. Les classifications en sont la colonne vertébrale ». C’est aux acteurs de la branche professionnelle « de définir eux-mêmes ce qu’ils entendent inclure dans le salaire minimum de branche ».

 

En un mot comme en cent, les syndicats demandent au ministère de respecter la volonté exprimée par les négociateurs dans les accords qu’ils signent.