Pouvoir d’achat : FO réclame la généralisation de la prime de transport

Cette prime doit permettre de compenser une partie du coût du transport individuel pour les salariés qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur véhicule pour se rendre sur leur lieu de travail. Son montant devrait être fixé au minimum à 360 €, soit 30 € par mois, en l’absence d’accord d’entreprise ou de branche. « L’incertitude permanente sur les prix des carburants qui peuvent augmenter brutalement, ajoutée à la hausse des péages d’autoroute rend cette revendication particulièrement urgente ».

 

Jusqu’ici, ce subside, exonéré de cotisations sociales dans la limite de 200 €, facultatif. Il relève de la négociation d’entreprise. Mais « dans les rares accords conclus sur le sujet, aucune entreprise ne dépasse ce montant. Le plus souvent, le seuil n’est même pas atteint » déplore la centrale. Pour elle, cette question doit figurer parmi les thèmes évoqués dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO).  En vue de la généralisation, la confédération dirigée par Thierry Veyrier (photo) appelle ses syndicats à demander des négociations dans les branches comme dans les entreprises, et à « se mobiliser sur ce sujet comme sur l’augmentation générale des salaires ».