Pratiques addictives : les entreprises ont un rôle de prévention

 Face à un collègue qui boit ou se drogue, sept salariés sur dix restent démunis, indique un sondage du cabinet G.A.E. Conseil, réalisé avec le concours d’ Elabe et publié ce 6 novembre.

 Près de la moitié des salariés  considère que  les pratiques addictives sont «  fréquentes «  dans son milieu professionnel. Mais parmi ceux-là,  70% se sentent démunis et mal informés sur la manière d’aborder le sujet. Ce manque d’information touche toutes les catégories socioprofessionnelles et classes d’âge. Par ailleurs, plus la taille de l’entreprise augmente et plus ce sentiment de manque d’information est répandu : il est supérieur à 75 % chez les salariés d’entreprises de 1 000 salariés et plus, alors qu’il est de 64 % dans les PME de moins de 250 personnes.

 

Interrogés sur l’utilité d’un certain nombre d’outils de e-santé pour la prévention des pratiques addictives, les salariés sont plus de 6 sur 10 à les juger utiles. Les outils numériques d’écoute et de dialogue sont plébiscités. Notamment : une ligne spécialisée d’écoute en addictologie pour avoir des conseils pratiques sur la manière d’aborder le sujet avec un collaborateur ou collègue . Elle est jugée utile par 82 % des salariés. Une consultation avec un patient-expert. C’est opportun, pensent 75 % des sondés.

 

Les outils numériques qui permettent de réaliser une auto-évaluation et de faire ses propres recherches sur les services de soins sont aussi positivement perçus par les prospects. Ils citent : le test d’auto-évaluation en ligne (74 % ) ; l’accès à un annuaire géolocalisant les services de soins en addictologie (73 %). Enfin la téléconsultation avec un spécialiste via visioconférence et l’accès à la législation et les procédures en vigueur dans l’entreprise sont considérées comme utiles par 65 % et 63 % des salariés, respectivement.

 

« Moins de 20% des personnes en situation d’addiction accèdent aujourd’hui aux soins spécialisés.  La e-santé permet de répondre en partie à ce déficit en facilitant l’accès à des ressources et des professionnels de l’addictologie. C’est tout l’objet de la plateforme multiservices GAE Phone Line® que nous déployons aujourd’hui auprès des entreprises. » conclut Alexis Peschard, co-fondateur et président de G.A.E Conseil (photo).