Prélèvement à la source : soulagement à Bercy

Le ministre de l’Action et des Comptes publics,Gérald Darmanin,  est formel : au 31 janvier, 100 % des pensions de retraite, des indemnités chômage, des salaires du privé et de la fonction publique ont vu s’appliquer les taux de prélèvement à la source, et sans encombre  majeur. Le déploiement s’est fait en trois phases. La première a concerné la majorité des pensions de retraite principale et complémentaire, les allocations chômage et les paies des salariés en « décalage ». Il s’agit de 13,3 millions de retraités du régime général, et de18 millions de bénéficiaires d’une retraite complémentaire. S’y ajoutent 3,2 millions de pensionnés de la mutualité sociale agricole ainsi que 2,2 millions d’allocataires de l’assurance chômage et 1,5 million de salariés en décalage de paie.

 

Dans une deuxième étape, entamée mi-janvier, le dispositif s’est étendu avec le versement des avances de 60 % de crédits et réductions d’impôts, et le prélèvement des premiers acomptes. Quelque 8,8 millions de foyers fiscaux ont reçu une avance directement sur leur compte bancaire pour un montant total de 5,5 milliards € (627 € par foyer en moyenne). Dans le même temps, les acomptes ont été prélevés (artisans, commerçants, revenus fonciers). La troisième vague, fin janvier, a porté sur les salariés du secteur public et privé, ainsi que les retraités de l’État. Au total, 25 millions de personnes.

 

Depuis le 2 janvier, pas moins de 717 000 foyers ont modifié leurs taux sur le service Gérer mon prélèvement à la source, dont environ 500 000 verront ainsi leur niveau de prélèvement modifié dans un délai de deux mois. Parmi eux, 404 000 foyers ont modulé leur taux à la baisse. Résultat : 113 000 ménages ont ramené leurs taux à zéro et ne seront donc plus imposables.