Réforme de l’apprentissage : la CFTC satisfaite, le Medef approuve le pragmatisme, la CPME voit « une mini révolution »

La CPME se dit en phase avec les pistes retenues par le gouvernement pour réformer l’apprentissage. « Bon nombre d’entre elles rejoignent la position commune adoptée récemment par l’Association des Régions de France (ARF) et la CPME », fait savoir l’organisation qui y voit carrément « une mini révolution ».

« L’entreprise est clairement replacée au cœur du dispositif », note la CPME, même si chacun des acteurs joue son rôle. Aux branches professionnelles de déterminer le coût du contrat applicable. Un système de péréquation interprofessionnelle garantit que toutes les entreprises qui accueillent un apprenti bénéficieront d’un financement. De leur côté, les régions disposeront d’une capacité de financement complémentaire, au profit des centres de formation d’apprentis (CFA).

 

De son côté, le Medef apprécie « un plan pragmatique, ambitieux et crédible qui clarifie les responsabilités des acteurs » : un cadre juridique simplifié avec les entreprises au cœur du système, des démarches assouplies, des contraintes en moins et la réactivité encouragée. Comme la CPME, le Medef souligne la clarification du financement qui « garantit que tous les contrats d’apprentissage seront financés, quels que soient le lieu et la taille de l’entreprise ». Pierre Gattaz, président du Medef, résume : « Ces annonces correspondent aux évolutions que nous souhaitions ».

 

Dans le camp syndical, la CFTC « se satisfait que l’esprit du paritarisme soit sauf. Les partenaires sociaux, qui sont les mieux placés pour définir les besoins des entreprises, coécriront avec l’État les diplômes professionnels ». Les mesures annoncées pour favoriser l’information et l’orientation des jeunes souhaitant se tourner vers l’apprentissage constituent un autre point de satisfaction pour la confédération de Philippe Louis (photo). Il s’agissait d’une demande de la CFTC et d’un prérequis pour développer l’apprentissage, explique la centrale. Elle accueille aussi favorablement la création des « campus des métiers », et des passerelles entre CFA et lycée professionnel afin de fluidifier l’embauche d’apprentis. Toutefois, modère le syndicat, l’augmentation de la rémunération des apprentis et la certification des maîtres d’apprentissage ne répondent qu’en partie à ses revendications.