Réforme de la formation professionnelle : le médico-social veut son opérateur de compétences

Les employeurs du médico-social ont défini ensemble les contours d’un futur opérateur de compétences (Opco) couvrant leurs domaines professionnels, à savoir ceux du sanitaire, du social, du médico-social, de l’aide et des soins à domicile, de la petite enfance, de la protection sociale obligatoire et complémentaire (y compris les mutuelles de santé et les groupes de protection sociale). Les activités de l’insertion par l’activité économique, du logement social, du tourisme social, de l’animation et de l’éducation populaire et de loisir seraient également rattachées à cet organisme déjà baptisé Opco cohésion sociale, santé, autonomie. Il naîtrait du rapprochement des actuels organismes collecteurs (Opca) Unifaf et Uniformation, couvrant de 2 millions de salariés dans près de 65 000 entreprises.  

 

Le projet de loi relatif à la liberté de choisir son avenir professionnel prévoit la création d’opérateurs de compétences (Opco) – qui remplaceront les Opca. Leurs missions consisteront notamment à financer les contrats d’alternance, mais également les actions utiles au développement des compétences pour les entreprises de moins de 50 salariés ; à appuyer les branches dans leur mission de certification ; à soutenir les TPE et les PME dans l’information des salariés et le à les accompagner dans la définition de leurs besoins de formation.

 

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a confié à Jean-Marie Marx, président du Cnefop, récemment nommé haut-commissaire haut-commissaire aux compétences (photo) et à René Bagorski, président de l’Association française pour la réflexion et l’échange sur la formation (Afref) , une mission visant à déterminer le périmètre d’intervention des Opco.  

 

Les organisations professionnelles ont adressé le 24 juillet 2018 à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ainsi qu’à Jean-Marie Marx et René Bagorski, un courrier commun faisant état du projet.