Retraites : l’Unsa voit dans le projet gouvernemental encore « beaucoup trop de zones d’ombre »

L’UNSA qui a participé à toutes les réunions de concertation depuis le mois d’avril, « prend acte que la répartition restera le pilier du nouveau système universel de retraite qui verra les trimestres remplacés par un mécanisme à points mettant fin aux 42 régimes actuellement en place. » Elle se satisfait aussi du maintien de l’âge de départ à la retraite à 62 ans, et du fait que les revenus d’activités tout au long de la carrière jusqu’à 120 000 € seront pris en compte. Y compris les primes pour les agents de la fonction publique et les salariés des régimes spéciaux. La solidarité interne au système de retraite doit également continuer à s’exercer pour garantir un minimum vieillesse. Pour l’UNSA son niveau doit être porté au niveau du SMIC. Elle doit également compenser les inégalités, particulièrement celles touchant les femmes, la pénibilité au travail, les carrières incomplètes (notamment les périodes de précarité, de chômage ou de maladie)  ou encore prendre en compte les carrières longues.

 

Toutefois, l’organisation de Luc Bérille (Photo) note qu’à cette étape, aucun chiffrage ni aucun cas type n’ont été fournis. «  Il n’est donc pas possible à ce stade d’avoir une visibilité sur les effets concrets de ce changement  de système et, par conséquent, sur la possibilité d’en corriger ou non les aspects pénalisants. Une seconde phase de concertation va s’ouvrir dans les semaines à venir, l’UNSA estime qu’il est temps pour le Gouvernement de sortir des grands principes ».  

 

 

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