Salarié aidant : le parcours professionnel en pâtit

La Fondation April publie les résultats de son Baromètre des aidants, cinquième du genre, réalisé en partenariat avec l’Institut BVA. Il inclut un focus sur la précarité professionnelle des aidants.  On y apprend que 41 % d’entre eux ont déjà connu dans leur travail un manque d’efficacité pour cause de fatigue et de stress excessifs.  Ils sont 17 % à craindre d’être stoppés dans leur évolution professionnelle en raison de ce statut d’aidant. Une proportion équivalente observe un affaiblissement de leurs liens avec les collègues, du fait de leurs absences fréquentes.

 

Autres désavantages : la perte de revenus, due notamment à la prise régulière de congés sans solde. Pire, la perte d’emploi est une menace ressentie par une personne interrogée sur sept. Ceux-là se sentent déjà stigmatisés dans leur environnement professionnel. Difficile néanmoins d’être un aidant clandestin. Près de la moitié des intéressés ont préféré signaler leur situation à l’employeur.

 

 Environ 61 % des 11 millions d’aidants sont des actifs et 53 % des salariés. Ces pourcentages n’ont cessé d’augmenter depuis 2015. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit de rémunérer un aidant qui prend un congé afin de soutenir un proche en situation de dépendance. Ces aménagements devraient être mis en place d’ici à octobre 2020.