Sept organisations syndicales voient le 8 mars en grand

Dans une adresse commune au gouvernement et aux employeurs, sept organisations syndicales (CFE-CGC, CGT, CFTC, Unsa, FO, Solidaires et FSU) demandent, à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes le 8 mars, des mesures qui vont plus loin que l’index mesurant l’égalité professionnelle.   Au nom des femmes majoritaires parmi les bas salaires, et qui représentent 62 % des effectifs de la fonction publique, elles revendiquent la revalorisation du point d’indice qui sert de base au calcul des traitements.Les organisations veulent aussi «limiter le recours aux contrats à temps partiel et aux contrats précaires et aux horaires atypiques (dimanche, soir et nuit, les horaires morcelés qui concernent principalement le genre féminin.

 

Il faut , disent les syndicats signataires de l’appel, rendre tout cela “financièrement dissuasif pour les employeurs”, tout en améliorant la protection sociale.Une autre réclamation concerne l’indemnisation du congé parental. Il faudrait, demandent les signataires, augmenter son indemnisation “au niveau de l’arrêt maladie afin de permettre une parentalité partagée, allonger le congé de paternité à au moins un mois et le rendre obligatoire, rémunérer le congé maternité à 100 %, l’étendre à toutes les travailleuses et l’allonger à 18 semaines3. En outre, les pouvoirs publics devraient ‘investir massivement dans les services publics pour garantir le droit à une place d’accueil pour chaque enfant et répondre aux problèmes liés à la perte d’autonomie des personnes âgées’.Les syndicats demandnt par ailleurs: le renforcement de la lutte contre le harcèlement au travail, ainsi que la protection des victimes.