Les jeunes estiment majoritairement que que la grève permet de défendre une cause sociale

Le sondage réalisé par l’IFOP pour le cabinet Temps commun, spécialisé en relations sociales, auprès des 18-34 ans démontrent que les notions les plus associées à la notion de social sont : la solidarité (47%), l’assistance (33%), la société (32%) et le collectif (32%). Temps commun constate que le combat environnemental surperforme auprès des jeunes générations au détriment de certaines causes nationales telles que la pauvreté ou l’accès aux soins. La nouvelle génération prendrait plus spontanément en compte la question environnementale et son urgence que la question sociale et son histoire.

 

Toutefois, l’enquête IFOP relativise cette idée puisque parmi les évènements sociaux de l’année écoulée, les deux qui dominent largement la conscience des personnes interrogées sont deux conflits ne portant pas directement sur l’urgence climatique : le mouvement des Gilets jaunes (66%) et la grève des urgences (36%).

 

  À la différence des militants politiques et syndicaux, jusqu’au milieu des années 1990, qui aimaient se frotter à la controverse, les nouvelles générations militent peu et les organisations militantes sélectionne des individus plus rigides ou dotés d’agendas politiques radicaux qui ne cherchent pas à convaincre mais plutôt à frapper les esperits, non pas à discuter mais à plaider.

 

Près d’un tiers des personnes interrogées estiment efficace de mener des actions de casse et de vandalisme (27%) ou alors de mettre sa vie en jeu (29%). En termes d’efficacité, « poster des vidéos en ligne » est une action qui recueille l’assentiment majoritaire de cette classe d’âge (58%), et plus particulièrement des plus jeunes (66%).

 

Si le militantisme subit une crise, en revanche, l’attrait de la grève est toujours présent pour près de six Français sur dix (58%) considérant cela comme un moyen d’action efficace pour défendre une cause sociale. L’enquête IFOP démontre également que le social est tout autant l’affaire des citoyens (39%) que des pouvoirs publics (37%). De plus, dans le monde du travail, ce sont les responsables d’associations (57%), les syndicalistes (48%) et les élus du personnel (43%) qui sont en lignes de mire concernant ces questions-là dans les organisations professionnelles, bien avant les dirigeants et les créateurs d’entreprises.

 

Par Denis Maillard, et Philippe Campinchi, consultants en relations sociales chez Temps commun (note pour la Fondation Jean-Jaurès)