Vidéosurveillance abusive : Boutique.Aéro mise en demeure par la Cnil

La présidente de la Cnil, Marie-Laure Denis, a mis en demeure la société Boutique.Aéro, priée de mettre en conformité son dispositif de vidéosurveillance.

Cette entreprise de sept salariés qui distribue de la documentation et des articles aéronautiques, utilise un dispositif de vidéosurveillance à des fins de localisation de l’ensemble des salariés. Pire, la Cnil a relevé lors d’un contrôle dans la boutique de la société située en Haute-Garonne que l’un des salariés est filmé en continu à son poste de travail.

 

C’est contraire au règlement général sur la protection des données (RGPD). « Sauf circonstances particulières, les systèmes de vidéosurveillance qui placent les salariés sous surveillance constante sont excessifs, et portent atteinte à leurs libertés individuelles », indique la commission.

 

En outre, d’autres manquements relatifs au défaut d’information des salariés, à la sécurité, à l’absence de tenue d’un registre des activités de traitement et à l’absence de contrat liant la société et son sous-traitant ont été notifiés à l’employeur. Celui est mis en demeure de se conformer à la législation. Toutefois, précise l’organisme, « Cette mise en demeure n’est pas une sanction. En effet, aucune suite ne sera donnée à cette procédure si la société Boutique.Aéro se conforme à la loi dans les délais qui lui sont impartis, soit dix jours et deux mois selon les manquements retenus ».

 

La Cnil a été saisie d’un peu plus de 1 000 plaintes en 2018 en matière de vidéosurveillance.