Violences faites aux femmes : sous la pression des syndicats, l’exécutif change son fusil d’épaule

Le gouvernement sait écouter les syndicats. Pour preuve, il vient de changer sa position concernant la norme en préparation à l’OIT sur le sexisme et la violence à l’encontre des femmes, suivant en cela l’avis des syndicats qui réclamaient une lige plus ferme que celle, minimaliste, initialement défendue par l’exécutif. La CGT, la CFDT, la CFTC et FO, appuyées par la Confédération syndicale internationale, avaient saisi le Premier ministre , Édouard Philippe, par courrier, à deux reprises.

 

La France soutient l’adoption d’une convention OIT contraignante contre les violences sexistes et sexuelles. Ce n’est pas sans conséquence. Cela devrait impliquer notamment l’identification spécifique des violences fondées sur le genre, avant de mettre en place des mesures de prévention et de prévoir des sanctions. Cela induit aussi la prise en compte de cette dimension dans les politiques publiques et la formation des inspecteurs du travail et des dispositifs de protection des victimes.

 

La norme contre les violences et le harcèlement au travail est inscrite au menu de la session prévue en juin 2018. Son contenu et sa portée dépendront de la position des États

 

Sans attendre l’adoption d’une convention OIT, la CGT demande au gouvernement d’appliquer à l’échelle nationale les mesures qu’il soutient au niveau international et de prévoir dans le projet de loi sur les violences un volet sur les violences sexistes et sexuelles au travail.