Fonction publique : délai supplémentaire pour l’accord qualité de vie au travail

Les syndicats de fonctionnaires avaient jusqu’au 20 février pour signer ou non l’accord sur la qualité de vie au travail. Devant le rejet de la CGT, de  FO,  de la FSU et de Solidaires, la ministre de tutelle, Marylise Lebranchu, prolonge de plusieurs mois le délai de réflexion laissé à ses interlocuteurs.

Forte de son audience de 23%, la CGT a pesé lourd dans le rejet de l’accord sur la qualité de vie au travail dans la fonction publique. Après s’être concertées le 19 février, ses trois fédérations correspondant à chacun des versants du service public (État, collectivités et hôpitaux) ont décidé de ne pas signer. La FSU s’est également positionnée contre le projet, rejoignant au sein du front de refus FO et Solidaires. Résultat : l’aval de la CFDT, et de l’Unsa qui  approuvent le texte ne suffira pas à atteindre le cap de 50 %, nécessaire à sa mise en œuvre.

 

Déçue, mais pas résignée, la ministre de tutelle, Marylise Lebranchu,  laisse aux syndicats réfractaires un délai supplémentaire pour, éventuellement, revoir leur position. Le délai de réflexion qui expirait le 20 févrioer, est reporté à septembre.

 

Le projet d’accord, pâtiemment négocié, met l’accent sur la complémentarité entre vies professionnelle et privée, renforce le droit à l’expression des agents, institue un droit à la déconnexion et comporte plusieurs volets annexes, dont un relatif au télétravail. FO le trouve malgré tout « déconnecté de la réalité » et réclame la prise en compte des causes profondes de la dégradation des conditions de travail : suppression de postes, réorganisations, insuffisance de reconnaissance, etc. une analyse que partagent globalement Solidaires, la FSU et la CGT. Tandis que la CFDT qualifie le dispositif de « mesure phare qui marque une nouvelle étape dans l’histoire de la fonction publique ».

 

Il n’est pas question de renégociation, mais l’hypothèse d’un toilettage du texte n’est pas saugrenue.