Métallurgie : accord sur la formation en alternance

L’UIMM et les syndicats CFDT et CFE-CGC, ont signé, le 21 octobre, un accord sur l’alternance. FO pourrait s’y joindre

FO qui ne souhaitait pas que  le projet d’accord fasse référence au Pacte de responsabilité, se satisfait de voir que ce détail a été retiré et devrait rejoindre la CFDT et la CFE CGC, premiers signataires.

 La métallurgie s’engage à intégrer 46 000 alternants à l’horizon 2020. Des étapes intermédiaires sont prévues : au moins 42 000 jeunes accueillis à fin 2016 et 44 000 à décembre 2018. Les négociateurs se montent d’autant plus confiants que le secteur a une longue pratique de l’insertion des jeunes. Fin 2013, on y comptait 40 530 contrats en alternance. Mieux, le taux de rupture anticipée se limite à 5%. Tandis que la proportion de réussite aux examens se maintient au niveau record de 85%. Pour couronner le tout, 80% des jeunes apprentis décrochent un emploi dans les six mois, tout comme 85% de ceux issus d’un contrat de professionnalisation.

 Sur cette base, les partenaires sociaux de la branche se fixent comme objectif de porter la proportion de CDI à 65% des embauches, au lieu de d’environ 60% actuellement. Ils tenteront aussi d’attirer 10% de femmes apprenties dans les centres de formation de l’industrie (CFAI) d’ici à fin 2020, un ratio qui reste bloqué à 6%.

 C’est le cinquième texte national relatif à la formation des jeunes que les industriels et les syndicats de métallos concluent, en cinq ans. En mai 2009, ils avaient adopté « des mesures urgentes pour l’emploi » qui prévoyaient 35 000 contrats en alternance. En mars 2011, ils faisaient une « déclaration paritaire en faveur de l’emploi des jeunes », avec, à la clé, 40 000 places à fin 2012. Et pour améliorer l’attractivité du secteur, ils se sont entendus en juillet 2011 sur la revalorisation de la rémunération minimale des alternants. Enfin, en juillet 2013, ils ont renforcé leur démarche, via un accord sur le contrat de génération.