À l’approche du 12 septembre, la fièvre monte encore à Force Ouvrière

Le dernier jeu en vogue parmi les militants FO : parier sur le basculement des fédérations. Qui appellera à manifester le 12 septembre et qui restera fidèle à la consigne confédérale ? Le décompte est loin d’être terminé. Relancée par la fédération de la chimie, et la section fédérale des assurances, déterminées à rejoindre le front du refus, la partie est aussi attisée ces dernières heures par l’union régionale Ile-de-France (Urif), également partante. Précédemment, FO mines et énergie, FO territoriaux et FO transports avaient franchi le pas.

 

D’abord dans le camp des fidèles à la ligne confédérale, la FEC FO (commerce) vient de basculer. Ce 8 septembre, elle appelle ses adhérents à mêler leurs voix à celles de la CGT  et de SUD.  Contesté, le secrétaire général, Jean-Claude Mailly, s’est longuement expliqué devant les militants, à Marseille. Face à un public pas conquis d’avance, il a situé la concertation dans son contexte, souligné les avancées (notamment la revalorisation de l’indemnité prud’homale) et ce qui a été évité (négociations sans syndicat jusqu’à 300 salariés, licenciements sans PSE à concurrence de 30 postes supprimés). De quoi mettre une sourdine à la cacophonie ? Les quelques jours qui nous séparent du 12 septembre le diront.

 

En attendant, les organisations CGT s’empressent de faire figurer le sigle FO sur les documents appelant à la manif, aux côtés de son propre fanion, et de ceux de la FSU, de Solidaires, de l’Unef (étudiants) , de l’UNL et de la FIDL, ces deux dernières organisations représentant les lycéens.