À l’ONF aussi, employeur et salariés se partagent le coût résiduel de l’activité partielle

L’Office national des forêts (ONF) rejoint le club des entreprises qui se dotent d’un accord solidaire en matière d’activité partielle. Les ouvriers forestiers percevront l’intégralité de leur salaire durant la période d’activité partielle. En outre, les intéressés mobiliseront « seulement » cinq à huit jours de RTT. Moitié moins que les 10 à 16 jours que les ordonnances relatives à l’urgence sanitaire autorisent l’employeur à imposer afin d’amortir le choc. C’est le résultat de l’accord que viennent de signer la direction et les syndicats de l’établissement public afin de limiter les conséquences de la crise sur le pouvoir d’achat des salariés de droit privé.

 

En revanche, la reprise progressive des chantiers relèvera de la seule responsabilité de la direction. Il sera tenu de la santé et la sécurité des salariés au travail. Les CSE et les commissions SSCT font savoir qu’ils joueront leur rôle « sans concession ». La FGA CFDT, signataire du texte, souligne que « la reprise de l’activité ne se fera pas au détriment de la santé des salariés, ni de la bonne application des mesures de prévention. L’organisation du travail devra être adaptée ». L’ONF emploie environ 9000 salariés, dont des fonctionnaires et contractuels de droit public et de droit privé.