Absentéisme : les observations de Mercer et de Willis Towers Watson convergent

Après Mercer (voir notre article du 21 juin), Willis Towers Watson (WTW), autre acteur de premier plan dans l’univers de l’assurance collective des salariés, publie ce 23 juin les résultats de son étude sur l’absentéisme. Il s’appuie sur l’observation de plus de 340 000 salariés issus de près de 650 entreprises du secteur privé sur une période de 5 ans et de l’analyse d’une enquête auprès de plus de 1000 salariés, menée en début d’année.

 

Avec une augmentation de l’ordre de 37 % depuis 2017, l’année 2021 confirme la tendance à la hausse qui s’explique notamment par l’usure des collaborateurs face aux effets de la crise sanitaire sur les conditions de travail. Selon WTW, le taux d’absentéisme s’élève à 4,6 % en 2021 contre 5,04 % en 2020. « Cet infléchissement sur une année – présent parmi tous les indicateurs – ne doit cependant pas cacher la dynamique de fond existante depuis 5 ans à savoir que les salariés sont davantage exposés à l’absentéisme ». Le constat rejoint celui de Mercer.

 

Dans le détail, WTW indique que le taux d’absentéisme a augmenté de +37 % entre 2017 et 2021 au sein des entreprises françaises (+15 % entre 2019 et 2021 au plus fort de la crise sanitaire). En outre,  31 % des salariés ont posé au moins 1 arrêt au cours de l’année en 2020 (34 % en 2020, y compris arrêts de travail dérogatoires) la durée moyenne annuelle d’absence d’un salarié en 2021 s’établit à     54 jours et les non-cadres sont 2 fois plus impactés que les cadres depuis le début la crise sanitaire : +42 % d’absentéisme entre 2017 et 2021.

  D’autre part, le phénomène est plus marqué chez les jeunes. Il  a progressé de 54 % en 5 ans contre une hausse comprise entre 25 % et 35 % sur la même période pour les autres tranches d’âge. Autre dimension de l’étude WTW, les trois régions les plus touchées par l’absentéisme sont le Grand Est (6,4 %), la Bourgogne Franche-Comté (5,6 %) et les Hauts de France (5,5 %). D’un point de vue sectoriel, les établissements de santé (9,02 %), le transport et la logistique (7,07 %) demeurent les activités les plus exposées.