Action publique 2022 : trois syndicats claquent la porte

La CGT, FO et Solidaires ne participeront pas à la réunion du comité de suivi du programme Action publique 2022, prévue le 5 mars. Motif : ils « ne souhaitent pas, par leur seule présence, cautionner des décisions déjà actées ».

Tout en se disant « attachés à un dialogue social constructif, sincère qui permet de faire avancer les droits des fonctionnaires et agents publics », ces organisations estiment la concertation en cours « ne permet en aucun cas cette expression ».  Pour la CGT comme pour FO et Solidaires, les orientations et choix du gouvernement sont déjà figés par la circulaire de Matignon, date du 26 septembre 2017 qui « prône les abandons de missions de service public ou leur privatisation ».

 

Les protestataires réclament le bilan contradictoire des nombreuses réformes engagées dans la fonction publique ces dernières années, dont la révision générale des politiques publiques, alias RGPP, la modernisation de l’action publique (MAP), la réforme de l’administration territoriale de l’État dire Réate, les groupements hospitaliers de territoire, etc. Pas question de se contenter d’une simple audition par France Stratégie.  C’est à seule condition qu’ils seraient prêts à apporter leur contribution.

 

Les syndicats concernés appellent les ministres de tutelle Gérard Darmanin et Olivier Dussopt à « engager de véritables négociations ».