Actionnariat salarié : le Benchmark Fas-Altedia 2014, un bon millésime

La Fédération française des associations d’actionnaires salariés et anciens salariés (FAS) et le cabinet Altedia, publient les résultats de la 5e enquête annuelle sur l’actionnariat salarié, réalisée entre juillet et septembre 2014. Les résultats sont d’autant plus significatifs que les sociétés ayant répondu comptent près d’ 1,5 million de collaborateurs actionnaires  sur un total de 3 millions d’employés.

 

L’actionnariat salarié résiste dans les entreprises qui font des opérations régulières. Depuis 2009, il est en progression dans deux structures sur trois. En France, dans une société sondée sur deux, plus de la moitié des effectifs concernés adhèrent. La progression est surtout liée à la fréquence et à la passerelle entre actionnariat et intéressement et/ou de participation. Résultat :  dans la moitié des cas, la part du capital détenu par les employés dépasse le seuil de 3 %.

L’étude observe aussi que le taux moyen de souscription varie considérablement d’une entreprise à l’autre, mais la tendance générale est à la hausse.  La formule dite « classique » reste, de loin, la plus répandue. Neuf opérations sur dix la privilégient.

 Toutefois, le poids de la fiscalité commence à se faire sentir. Les taux de prélèvements sociaux, de plus en plus élevés, conduisent certains employeurs à reconsidérer l’opportunité de distribuer des actions gratuites à tous les salariés. Ce dispositif accuse ainsi un fort recul par rapport aux années 2011 et 2012 : 29 % des entreprises participant à l’enquête en ont mis en place cette année contre environ 60 % au cours de la période antérieure. Certains dirigeants envisagent de réviser leur politique d’intéressement, quand ils ne l’ont pas déjà revue D’autres tergiversent sur les augmentations de capital réservées aux collaborateurs.

 Le principal levier d’incitation à l’actionnariat salarié reste l’abondement. Deux tiers des répondants l’ont maintenu au même un niveau ’en 2013, mais  on reste loin des généreuses enveloppes distribuées au cours des années précédentes. Enfin, souligne le Benchmark 2014,  en matière de gouvernance, des progrès restent à faire. Les actionnaires salariés sont représentés au conseil d’administration ou de surveillance dans une entreprise sur deux, mais dans la moitié des cas, ils ne siègent dans aucun dans aucun comité. Ce qui signifie qu’ils n’ont pas voix au chapitre en matière de rémunérations ou de nominations.