Actionnariat salarié : le numérique réduira les coûts de gestion

Les motivations des salariés à souscrire aux plans sont liées à la confiance qu’ils ont dans l’avenir de leur entreprise et à l’attractivité financière de l’offre qui leur est faite. La communication est donc le facteur clé de réussite des plans d’actionnariat salarié, estime le cabinet Towers Watson. Les employeurs misent sur le numérique pour se rapprocher des salariés actionnaires et faire pour faire baisser les coûts de gestion.

D’après l’enquête menée par Towers Watson, la part moyenne du capital détenu par les salariés est de 3,5% et la moyenne du taux de souscription sur les dernières opérations est de 31%. Six groupes sur dix possèdent une équipe dédiée à l’actionnariat salarié. 81% des grandes entreprises pensent que les offres à levier sont toujours trop complexes et difficiles à expliquer aux salariés avec les outils de communication existants. Enfin, seuls 4 groupes sur 10 sont certains de poursuivre une politique d’actionnariat salarié, ce qui offre moins de visibilité que par le passé.

 

Des raisons financières et émotionnelles décident les salariés à souscrire aux plans d’actionnariat salarié. Les facteurs financiers prioritaires dans le choix des salariés sont l’abondement suivi de la décote et de la garantie de récupérer son apport personnel tandis que les facteurs d’engagement prioritaires sont la confiance dans l’avenir du groupe puis le soutien des managers locaux et la fierté d’appartenance.

 

A l’inverse, les principaux freins à la souscription sont le manque d’argent puis le risque associé aux actions suivi du blocage de 5 ans et de la fiscalité locale. Ces différents éléments rendent nécessaires une communication plus ciblée et sur mesure en fonction des pays et des réglementations locales. Enfin, si trois groupes sur quatre considèrent que l’actionnariat n’a pas d’influence directe sur l’engagement des salariés, ils pensent qu’il renforce la fierté d’appartenance.

 

Pour 88% des entreprises interrogées, la charge de travail engendrée par un plan d’actionnariat salarié est en ligne avec les bénéfices attendus. Le retour sur investissement est très variable selon les plans. On bnote une forte amplitude du budget communication par salarié. Cela va de 1 à 48 selon les émetteurs. Résultat : le budget global consacré aux plans varie lui aussi énormément d’un groupe à l’autre (de 9€ à 2150€) pour un coût médian par salarié et par plan de 93€.

 

Deux entreprises sur trois sont passées à la gestion numérique et offrent la possibilité de s’informer et de souscrire en ligne. Les responsables de l’actionnariat salarié considèrent que d’ici deux ans le digital aura remplacé le papier. L’idée d’un site permanent dédié à ces plans fait lentement son chemin et existe déjà pour 25% des groupes. La mesure des connections des salariés commence à entrer dans les usages avec près de 2/3 des groupes qui suivent les connections des salariés. Ainsi, la dématérialisation totale de la communication est en marche permettant une communication personnalisée et une réduction des coûts.« L’actionnariat salarié n’échappera pas à la révolution numérique en cours. Le triptyque unité de temps, de lieu et d’action qui caractérisait la communication des plans a vécu. Nous entrons dans l’ère de la communication mobile, personnalisée et interactive pour tous, cols bleus ou cols blancs » souligne Rodolphe Delacroix, directeur de l’activité actionnariat salarié de Towers Watson.