Activité partielle : Ile-de-France et Auvergne Rhône-Alpes en première ligne

Au 1er avril, en raison du coronavirus, un peu plus de 425 000 demandes d’activité partielle ont été déposées, apprend-on dans le dernier tableau de bord publié conjointement par la Dares, Pôle emploi et la DGEFP, ce 2 avril.  

Les 3,9 millions de personnes travaillent dans quelque 415 000 établissements. Le nombre de dossiers a triplé depuis le 25 mars (soit une hausse de 2,4 millions en une semaine indique le document. Cela représente 1,6 milliard d’heures chômées (+1 milliard en une semaine), ou encore 419 heures chômées en moyenne par salarié, l’équivalent de 12 semaines à 35 heures hebdomadaires.

 

Les PME de moins de 20 personnes sont les plus demandeuses. Elles comptent pour un peu plus d’un tiers des dossiers déposés, et emploient quatre travailleurs sur dix impliqués dans ces procédures. Les employés de structures plus de 250 salariés représentent 13 % des salariés en activité partielle, alors que ces établissements recouvrent 20 % de l’emploi salarié privé.

 

Le tableau de bord donne des indications sur les secteurs d’activité les plus impactés. L’activité partielle est principalement demandée par des établissements du commerce et de la réparation des automobiles (21,4 %), de l’hébergement et de la restauration (15,7 %), de la construction (14,3 %), et des activités de services spécialisés, scientifiques et techniques (12,9 %). Ces quatre secteurs concentrent près des deux tiers des demandes, 58 % des effectifs concernés et 60 % des heures chômées demandées depuis le 1er mars.