Activité partielle : quatre employeurs sur dix maintiennent l’intégralité du salaire

Selon un sondage express de l’ANDRH auprès de ses adhérents, 41 % des organisations maintiennent le salaire de leurs équipes placées en chômage partiel. Autrement dit, le pouvoir d’achat sera en berne pour les salariés d’une majorité d’entreprises. Non seulement le salaire sera impacté, mais les primes seront aussi à la baisse. Pour preuve, seuls 32 % des 550 répondants à l’enquête  » maintiennent ou envisagent de maintenir la prime sur objectifs, malgré une baisse d’activité.  Maigre consolation, un DRH sur trois pense que son entreprise va attribuer ou “réfléchit à verser la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat”. Sur un autre plan, un employeur sur trois compte ou envisage de reporter la date et les modalités de versement des primes d’intéressement et de participation.

 

Les entreprises restent néanmoins attentives à la motivation du personnel, dans la perspective de l’après-crise.  Elles anticipent cette phase, selon des modalités différentes. Selon l’enquête de l’ANDRH, 76 % des répondants anticipent le retour à l’activité normale, tandis que 33 % misent sur une digitalisation accélérée de l’entreprise .

 

Sur le front de l’emploi, une entreprise sur trois va geler les embauches ou diminuer le nombre de recrutements. Curieusement, la formation à distance ne s’ancre pas : à peine 12 % des DRH misent sur la formation à distance.

« La reprise d’activité mettra au jour non seulement de nouvelles pratiques de communication et de collaboration, mais également un nouveau rapport au travail qui rendra le travail des RH toujours plus central et essentiel dans les organisations”, conclut l’organisation.