173 plans locaux pour l’insertion et l’emploi en 2014, selon une étude

PARIS, 5 février 2016 – Les 173 plans locaux pour l’insertion et l’emploi (PLIE) recensés en 2014 couvraient alors quelque 4 025 communes, soit plus de 22 millions d’habitants, indique le 15e rapport de consolidation des résultats des PLIE, publié le 1er février par l’Alliance villes emploi.

 

Ces plateformes spécialisées dans l’accompagnement des personnes les plus éloignées de l’emploi – chômeurs de longue durée ou cumulant des difficultés périphériques – ont ainsi amené 39 % de leurs participants à retrouver un travail, dans un contexte marqué par « les difficultés économiques et la précarité des publics grandissantes ». Pas moins de « 114 146 personnes ont été en parcours d’insertion professionnelle en 2014 », avec une durée moyenne de parcours de 27,6 mois, dans le cadre de l’action coordonnée par les 124 PLIE ayant répondu à cette enquête, « et 73 818 personnes étaient toujours en parcours au 31 décembre 2014 », pour 34 633 entrées en 2014, 14 446 sorties positives et 25 882 sorties sans suite (dont 3 526 pour déménagement, décès ou retraite).

Les entreprises, principaux employeurs

«  Il convient de noter que 24 % seulement des participants des PLIE abandonnent leurs parcours d’insertion professionnelle de leur propre chef », souligne le rapport, en précisant que, « pour la moitié des sorties dites “sans suite”, il y a une “suite” identifiée comme une réorientation ou une fin de la vie active sur le territoire ». « Les femmes, les travailleurs handicapés et les bénéficiaires de niveau IV et plus sont ceux qui abandonnent le moins facilement », indique en outre le document.

« Les entreprises sont les principaux employeurs des participants des PLIE » (61 %), devant le secteur public (20 %) et les associations (16 %), avec des contrats majoritairement à durée déterminée d’au moins six mois. La parité des publics est respectée (51 % d’hommes pour 49 % de femmes), huit bénéficiaires sur dix étant âgés de 26 ans et plus. Près d’une personne sur deux (44 %) percevait le revenu de solidarité active, les deux tiers des participants ayant un niveau d’études V ou VI.

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