PARIS, 19 mai 2016 (AFP) – Une soixantaine de salariés de l’enseigne japonaise Uniqlo ont manifesté jeudi matin devant le magasin du quartier de l’Opéra, à Paris, pour demander une revalorisation de leurs salaires, a-t-on appris de source syndicale.

Les négociations annuelles obligatoires (NAO) ont commencé « en septembre et huit mois après, on n’a toujours rien, ça bloque », a déclaré à l’AFP Kevin Defarges, délégué Seci-Unsa, sur fond de sono bruyante.

La manifestation à l’appel de ce syndicat, le seul présent dans l’entreprise, regroupait des employés venus des magasins de la région parisienne.

La grande majorité des salariés sont payés « 10 euros brut de l’heure », juste au-dessus du smic, et perçoivent, au titre de la participation, entre 450 et 500 euros par an, « c’est notre seul avantage », a expliqué M. Defarges.

« Nous avons axé les négociations sur l’instauration de primes de vente ou d’un accord d’intéressement. La direction japonaise est d’accord pour une part variable mais ne propose rien au bout de sept mois, c’est hallucinant », a-t-il ajouté.

La direction n’a pu être jointe par l’AFP.

En France, Uniqlo (groupe Fast Retailing) compte dix magasins, dont le principal est celui du quartier de l’Opéra à Paris, pour un effectif d’environ 800 salariés. L’enseigne a prévu cinq nouvelles ouvertures en province à la fin de l’année.

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