A la banque Barclays, les femmes grandes perdantes en termes de bonus

LONDRES, 22 février 2018 (AFP) – La banque britannique Barclays affiche de forts écarts de rémunérations, entre les hommes et les femmes, surtout en termes de bonus, ce qui s’explique par la faible féminisation des postes à responsabilité, selon le rapport annuel du groupe publié jeudi.

En moyenne, les femmes chez Barclays UK, la division de banque de détail au Royaume-Uni, touchent un salaire fixe inférieur de 26% à celui des hommes.

Ce « gender pay gap » ou écart salarial grimpe à 48% en moyenne au sein de la division Barclays International, laquelle comprend les activités de banque d’investissement notamment.

En ce qui concerne les bonus, un mode de rémunération particulièrement important dans le secteur financier, les écarts sont encore plus grands: 60,1% en moyenne pour Barclays UK, 78,7% pour Barclays International.

L’écart de salaire entre les hommes et les femmes est mesuré à l’aide de la moyenne des revenus pour les employés de chaque sexe, sans tenir compte du type de poste occupé ou l’ancienneté du salarié.

« L’écart de salaire (…) reflète la répartition des hommes et des femmes entre les différents échelons de l’entreprise », affirme le document.

« Nous sommes convaincus que les hommes et les femmes au sein de notre organisme sont rémunérés de façon égale pour un même travail », est-il ajouté.

Barclays reconnaît que s’attaquer à ces écarts de salaire « prendra du temps ».

Pour y remédier, la banque compte améliorer la représentation des femmes dans les postes à responsabilité.

Elle a notamment pour objectif d’atteindre une proportion de 26% de femmes directrices et directrices générales d’ici à la fin de l’année 2018, contre 23% fin 2017.

Barclays ambitionne également d’arriver à un taux de représentation de 33% de femmes au sein de son conseil d’administration d’ici à la 2020, contre 21% fin 2017 et de 33% au sein du comité de direction, contre 25% à fin 2017.

Une réglementation adoptée en avril 2017 au Royaume-Uni exige des entreprises de plus de 250 salariés qu’elles publient d’ici avril 2018 leurs écarts salariaux entre hommes et femmes.

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