Accord entre la chancellerie et les syndicats pénitentiaires

PARIS, 14 décembre 2015 (AFP) – Le ministère de la Justice et plusieurs syndicats pénitentiaires ont passé lundi un accord, prévoyant des créations de postes et des mesures indemnitaires, mettant ainsi fin à un conflit débuté il y a deux mois, a annoncé la Chancellerie.

« La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a signé aujourd’hui avec l’Ufap-Unsa Justice, SNP-FO Personnels de surveillance, SNJ-FO Personnels Administratifs et la CGT Pénitentiaire composant une unité syndicale pénitentiaire, un relevé de conclusions mettant fin au conflit pénitentiaire entamé en octobre 2015 par ces organisations », affirme le ministère dans un communiqué.

« Afin notamment de résorber les emplois vacants et de renforcer la sécurité en prison », le ministère annonce la création de 1.100 emplois supplémentaires dans l’administration pénitentiaire en 2016 et 2017, « dont 500 dès 2016 ». « Il s’agit au total de 950 surveillants, 100 personnels administratifs, 45 officiers et 5 formateurs à l’ENAP », précise-t-il.

Plusieurs mesures ont aussi été prises « dans le but d’accroître l’attractivité des métiers de la pénitentiaire »: « le montant annuel de référence de l’indemnité pour charges pénitentiaires (ICP) passera ainsi de 837,50 EUR à 1.000 EUR en 2016 et une augmentation de 200 EUR sera aussi octroyée aux agents de roulement et aux personnels affectés dans les greffes pénitentiaires ».

La prime de sujétions spéciales sera par ailleurs relevée d’un point en 2016 pour les personnels de surveillance, les agents administratifs et techniques et les officiers pénitentiaires.

Quelque 3.000 surveillants pénitentiaires avaient manifesté le 22 octobre devant le ministère de la Justice pour dénoncer un manque de moyens humains et matériels et une dégradation de leurs conditions de travail. Leurs représentants avaient ensuite été reçus par François Hollande à l’Élysée avant de finalement claquer la porte des négociations et d’appeler à un blocage des prisons pour le 16 novembre.

Ils avaient finalement suspendu leur mouvement après les attentats du 13 novembre. Quand François Hollande avait promis 2.500 emplois à la justice après les attentats, les syndicats avaient réclamé « la large majorité » de ces postes.

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