Accord sur les intermittents: l’Unedic doit donner son feu vert (ex-médiateur)

 PARIS, 28 avril 2016 (AFP) – Jean-Patrick Gilles, médiateur du conflit des intermittents en 2014, a souligné jeudi que l’accord intervenu entre les organisations de salariés et d’employeurs sur le régime d’assurance chômage des cette catégorie devait encore obtenir le feu vert de l’Unedic.

« Il faut que l’accord trouvé par la profession devienne l’accord de l’Unedic, l’accord du régime général », a-t-il déclaré.

« Il y a eu des efforts de tous les côtés » et il faut que le Medef et la CFDT « reconnaissent ce choix » des organisations de salariés et d’employeurs du secteur, a dit le député socialiste interrogé sur LCP.

Une lettre de cadrage financier, signée par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, mais pas par la CGT, impose au régime des intermittents un effort global de 185 millions d’euros d’économies par an d’ici à 2018.

« Selon la loi, s’il y a un accord, il s’applique, a ajouté l’élu socialiste, pour autant qu’il rentre dans le cadrage financier ». « Tout le débat dans les heures qui viennent est de savoir s’il rentre dans ce cadrage », a-t-il souligné.

L’accord intervenu cette nuit présente des « avancées importantes », a estimé la CGT (majoritaire chez les intermittents). Selon une source patronale, il comporte « de nettes améliorations pour la protection des travailleurs avec des efforts réciproques ».

fa/fmi/gf