Aides sociales: les gouvernements appelés à faire plus (OCDE)

PARIS, 19 mars 2019 (AFP) – Les habitants des pays développés réclament plus d’aides sociales de la part de leur gouvernement, notamment pour les retraites et la santé, selon une enquête publiée mardi par l’OCDE.

Cependant, la France est, avec le Danemark, le pays où cette proportion est la plus faible, avec « environ la moitié des Français » qui « souhaitent que le gouvernement fasse davantage pour assurer leur sécurité économique et sociale », selon l’Organisation de coopération et de développement économiques.

L’inquiétude à court terme la plus couramment citée dans 14 pays sur les 21 concernés par l’enquête est celle de « tomber malade », alors que pour le long terme, c’est le niveau des pensions de retraite qui est le premier sujet de préoccupation.

« Près de 40% des répondants disent qu’ils sont prêts à payer plus d’impôts pour un accès à de meilleurs services de santé publique et de meilleures pensions de retraite », relève l’OCDE.

En France, la moitié des personnes interrogées déclarent toutefois qu’elles « ne paieraient pas 2% supplémentaires de leur revenu en impôts et cotisations pour améliorer les services publics énumérés dans l’enquête ».

« Trop de personnes ont le sentiment que la protection sociale ne marche pas pour elles », alors que seuls 20% des 22.000 répondants « pensent qu’ils pourraient facilement recevoir des aides publiques en cas de besoin », avec des différences allant de 38% pour les Pays-Bas à 5% pour la Slovénie, en passant par 17% pour la France.

Les femmes, davantage frappées par la pauvreté que les hommes, sont moins satisfaites que ces derniers de l’accès aux prestations sociales.

Et contrairement à une idée reçue, « la perception selon laquelle le gouvernement n’écoute pas (les demandes des citoyens) augmente en réalité avec le niveau d’éducation et de revenu ».

Enfin, « une grosse majorité des répondants de 18-29 ans mentionne parmi leurs trois premières inquiétudes le fait de ne pas pouvoir atteindre le statut social et le niveau de vie de leurs parents ».

La question des prix de l’immobilier est aussi un point qui touche surtout les plus jeunes, tout comme les moins aisés, selon cette enquête réalisée en deux vagues au printemps et à l’automne 2018 et a pour but « de mieux comprendre ce que les citoyens veulent et ce dont ils ont besoin en matière de politique sociale ».

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