Aides sociales, plan pauvreté : l’Elysée évoque « des choix structurants »

PARIS, 25 mai 2018 (AFP) – Le gouvernement « doit faire des choix structurants » dans le budget prochain sur les aides sociales et sur le futur « plan pauvreté », a-t-on expliqué vendredi dans l’entourage du président de la République, sans autre précision.

L’exécutif va « s’engager dans un nouvelle phase » : après la réforme de la SNCF et de l’université, « à partir de juin la priorité sera donnée à la réforme de la politique publique, qui sera reflétée dans le budget », ajoute l’Elysée.

« Dans les semaines qui viennent il y aura un plan pauvreté, qui aura davantage une logique d’investissement social que de lutte monétaire contre la pauvreté, fondée sur la redistribution d’allocations. L’objectif du président est que la lutte contre la pauvreté soit axée sur le travail et l’activité car actuellement 50% des allocataires du RSA n’ont pas de contrat d’engagement. L’important est la formation et l’insertion », a indiqué la présidence.

L’Elysée souhaite aussi que la logique des aides intègre une vision d’ensemble de la politique gouvernementale.

« Il ne faut pas regarder la question des aides au logement indépendamment du choc d’offres sur le logement. Nous allons faire moins de réponse via les aides au logement car le choc d’offres permet de construire plus. C’est pareil pour la politique de l’emploi, avec la baisse des contrats aidés », plaide l’Elysée.

Ces remarques font suite à la polémique née des déclarations du ministre de l’Economie Bruno Le Maire sur une baisse des aides sociales à l’emploi. Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, a lui assuré qu’il ne voulait pas « toucher » aux aides sociales, donnant sa préférence à la réduction des aides aux entreprises pour réduire la dépense publique.

Le Monde avait révélé samedi l’existence d’un document de la direction du Budget, intitulé « Transformer les prestations sociales », qui estime que les aides sociales constituent « un poids croissant » pour les finances publiques, de l’ordre de 26% des dépenses.

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